inauguration de la rue du sergent Mott

""70 ans, c'est le nombre d'année qui se sont écoulées depuis cette nuit du 17 avril 1943.""
Grands moments d'émotions lors de l'inauguration de la rue du sergent Mott. Mary Hogg sa fille, George Hogg son gendre et Susan sa petite fille avaient fait pour cette occasion le déplacement depuis Newcastle (Angleterre). Les portes drapeaux du canton et de nombreux habitantsétaient présents.
Aprés un rappel des faits, Mr bersano Fabrice et Mary Hogg devoilérent la place. Un dépot de gerbe s'en est suivie.
C'est sous le soleil que s'est effectuée la balade  dans la rue fraichement inaugurée. Un verre de l'amitié a été servie dans la cours de l'école.



Petit rappel
1943
Les Allemands occupent toujours le village.
Les forces alliées intensifient leurs bombardements loin derrière les lignes Allemandes.
Dans la nuit du 16 au 17 avril, 197 Lancaster et 130 Halifax du RAF Bomber Command effectuent un raid sur les usines d'armement Skoda de Pilsen en Tchécoslovaquie.
Les pertes britanniques sont lourdes: 18 Lancaster et 18 Halifax sont abattus, soit 11% de la force de raid.

Le sergent McNichol pilote un des  Lancaster.
Sur le chemin du retour, l'appareil est touché par la DCA. Un des moteurs prend feu, l'incendie est contrôlé mais après une courte accalmie le bombardier est  touché cette  fois par des projectiles tirés par un  chasseur JU 88. Les dégâts sont importants, il est impossible de sauver l'appareil. Au prix de gros efforts, le sergent McNichol parvient  a stabiliser l'appareil permettant à ses équipiers de sauter, il n'aura pas le temps de le faire,  il meurt lors du crash du bombardier, il a seulement 21 ans. Il a sacrifié sa vie pour que ses camarades puissent vivre.

Bien que blessé, George Mott parvient à s'extraire de l'appareil et saute. Sa descente le mène vers Evergnicourt, en bordure de la route d'Avaux. Malgré ses blessures, il parvient jusqu'à l'entrée du village. Il est 5h30 lorsqu'il frappe à la porte de la première maison qu'il trouve éclairée. C'est la maison de la famille BAYARD. Il y est recueilli et caché mais il lui faut à tout prix un médecin,  le Docteur AYARI (médecin à Neufchâtel) lui viendra en aide, il diagnostique une épaule cassé et deux balles dans le coté droit. Un transfert vers un hôpital s'impose, mais avec les allemands sont dans le village, cela est très compliqué et dangereux. La décision de le garder caché quelques temps est prise, Madame Henriette MALOT lui prodiguera les soins en attendant de trouver un moyen de l'évacuer.
Devant la difficulté à joindre un réseau pour l'évacuer, l'impossibilité de déplacer M. MOTT sans risque pour sa santé et le danger permanent que représente l'ennemi, il n'y eu d'autre choix que celui de le remettre aux autorités allemandes afin qu'il puisse être transporté et soigné dans un hôpital. Cette décision a été très dure à prendre, mais elle était la seule possible, M. MOTT doit vivre. Chaque jour, trop de personnes meurent de cette guerre.
Peu avant son départ, de nombreux voisins sont venus lui dire au revoir et lui souhaiter bon courage, les enfants l'ont embrassé une dernière fois. La tristesse se lisait dans les regards. Tous étaient sûrs que ce héros s'en tirerait et qu'il rentrerait chez lui retrouver sa famille.
A la fin de la guerre, Mme Malot Henriette a envoyé un lettre émouvante au ministère de l'aviation afin de savoir ce qu'était devenu George. Avait-il survécu à cette guerre?...

  

Vue aujourd'hui de l'endroit où George Mott s'est posé

  



Site web créé avec Lauyan TOWebDernière mise à jour : mercredi 7 juin 2017